Quand ça va trop vite - Lucia Taylor

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Quand ça va trop vite

Quand ça va trop vite - Lucia Taylor

Sur ma tablette, j’ai vu apparaître un message pour me dire que je n’avais pas mis à jour son système d’exploitation. Pendant que l’électronique vaquait à ses occupations, j’ai fait chauffer de l’eau pour un thé. La chaleur de la boisson m’a réconfortée. Une fois que j’ai bu le breuvage parfumé à la bergamote, j’ai rempli le chèque que je devais envoyer à une entreprise de remplacement toiture longueuil. Cela m’a pris quelques minutes, car je ne pouvais pas me concentrer. Une pluie battante tapait, à l’extérieur, et le bruit interférait avec mes pensées. Lorsque j’ai fini de remplir le chèque, j’ai enchaîné sur le ménage de la maison. Ensuite, j’étais si fatiguée, car ma semaine avait été chargée, que je me suis allongée dans le sofa et j’ai fait une sieste. Elle a duré environ une heure. Ce repos m’a été d’un secours véritable.

J’étais en pleine forme quand j’ai pensé à ce rendez-vous que j’avais pris avec mon coiffeur. Je devais y être dans moins d’un quart d’heure. J’ai mis mon pantalon et ma veste à une vitesse folle. Une fois dans mon auto, j’ai vérifié le contenu de mon sac à main. Je n’avais pas pris avec moi mon maquillage de secours. Il me manquait mon chargeur de téléphone. Ce dernier était mal rangé, il traînait au fond du sac. J’ai senti que mon baume à lèvres avait glissé dans la doublure, déchirée. J’ai donc pris une minute pour tout remettre en ordre. J’avais aussi retrouvé un prospectus, que j’avais gardé, car il donnait les coordonnées d’un institut de beauté dont les prestations étaient à des tarifs très bas. J’ai soigneusement plié ce papier et je l’ai mis dans mon portefeuille.

J’avais mis un pull à col roulé. C’était une bonne journée pour le porter, car le vent était froid et la pluie continuait de tomber du ciel, sans discontinuer. Par contre, le vêtement était si chaud, que j’ai dû enlever le pardessus que j’avais gardé en m’asseyant au volant de l’automobile. J’ai démarré mon véhicule et j’ai avancé, lentement, dans mon allée. Le portail automatique s’est ouvert devant moi, puis il s’est brusquement refermé. J’avais fait une mauvaise manipulation avec la télécommande, qui était coincée sous ma veste, elle-même posée sur le siège du passager. Je n’ai donc pas pu freiner au bon moment, car je ne m’attendais pas à la fermeture des portes.