Prendre des vacances... En ville ! - Lucia Taylor

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Prendre des vacances... En ville !

Prendre des vacances... En ville ! - Lucia Taylor

Pour mon anniversaire, une de mes amies m’avait offert un bon pour un massage dans un centre d’esthétique très réputé. J’avais hâte de profiter d’un tel moment de pause dans ma vie très remplie. Je voulais en profiter pour changer de coiffure. J’avais des cheveux longs, fins et sans volume. Une frange courte me conviendrait mieux, car la forme de mon visage est allongée. Je voulais aussi un gommage pour le dos, un soin antirides pour le visage et un autre pour hydrater tout le corps. J’avais calculé que je devrais passer environ quatre heures dans l’établissement. Dehors, il faisait froid, il pleuvait, le vent soufflait. C’était un mois de septembre sombre et humide qui avait pourtant succédé à un bel été. J’avais encore les marques de bronzage de mon maillot de bain. J’avais passé mes vacances dans un endroit merveilleux et exotique : la piscine de mon quartier.

J’avais eu un budget si serré cette année, que je n’avais pas pu partir. Alors, pendant les jours de congé que j’avais pris, je m’étais promenée dans ma ville, j’étais sortie dans les fêtes de quartier et j’avais eu des coups de soleil à force de rester sur le dos au bord du grand bain. Maintenant, cela ne se voyait plus beaucoup, comme le soleil n’avait fait quasiment aucune apparition de tout le mois. Cependant, tout cela m’avait desséché la peau. J’avais une réelle envie aussi de me détendre. À part quelques moments sympathiques en compagnie de mes amis, j’avais eu un emploi du temps très chargé et je ne m’étais pas beaucoup reposée.

Quelques affaires de famille compliquées avaient aussi monopolisé mon attention. Ma sœur avait décidé de changer de parcours universitaire, c’était la panique dans la famille. Alors que j’étais sûre qu’elle continuerait ses études en médecine esthétique, comme tout le monde l'espéraient, elle souhaitait finalement bifurquer vers des études de droit. J’aurais dû m’en douter, à entendre son discours sur la façon dont je règle les conflits, qu’elle m’avait tenu. Elle trouvait que mes garanties n’étaient pas suffisantes, qu’il fallait que je les étende. Après, j’avais eu des soucis avec des fourmis qui avaient envahi mes réserves de sucre roux. Des mites s’étaient nichées dans des laines que j’avais gardées pour les tricoter plus tard. La malchance m’avait poursuivie tout le mois. Puis, c’était passé. Maintenant, je n’avais plus qu’à aller à mes rendez-vous de beauté, j’avais vraiment bien mérité de me détendre.