Le tatouage, pour les marginaux dites-vous ? - Lucia Taylor

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Le tatouage, pour les marginaux dites-vous ?

Le tatouage, pour les marginaux dites-vous ? - Lucia Taylor

Aujourd'hui, je vais aborder un sujet particulièrement chaud qui a toujours, et continue de susciter de nombreux débats. Je suis à peu près sûre, qu'en lisant ce billet, certains parents vont me donner tort et se dire qu'en tant que mère, je ne dois pas penser de la sorte. Mais il faut que je parle de ce sujet qui me tient particulièrement à cœur parce qu'il me concerne.

Bon, allez, je me lance ! Le sujet n'est rien d'autre que le tatouage.

On a toujours véhiculé l'idée que le tatouage est mauvais, et que c'est destiné aux marginaux. Le fait de modifier son corps avec des dessins, qu'ils soient petits ou grands, est perçu par la société comme un acte rebelle vu que les premiers adeptes de cette pratique étaient les personnes marginales de la société, voire même, des criminels. Si ce n'était pas pour marquer son appartenance à un clan, à un groupe, le tatouage est réalisé par certaines personnes tout simplement pour montrer leur contrariété face à la société.

Puis, je ne sais pas ce qui s'est passé. Avec le temps, l'image du tatouage s'est un peu améliorée. Mais pas encore assez pour que tout le monde le considère aujourd'hui comme une pratique esthétique ou une mode. Avec l'augmentation en nombre des salons de tatouages et les tatouages exhibés par les stars, je pense que ce sont des causes du succès aujourd'hui rencontré par le tatouage. En tout cas, cette image comme quoi il est uniquement réservé aux marginaux s'éteint petit à petit.

Assez parlé, revenons au vif du sujet. Malgré mes quarante-huit printemps, j'ai été et je continue d'être une grande fan du tatouage. J'ai eu 16 ans quand j'ai eu mon premier tatouage. Ça a été un petit papillon sur mon avant-bras. À l'époque, comme tous les enfants, j'ai dû me cacher pour me faire tatouer. Mes parents ont été très stricts à ce sujet. Mais il fallait que j'essaie, et j'ai été séduite jusqu'à aujourd'hui. Je me souviens encore de l'homme qui a réalisé ce premier tatouage. Il travaillait dans un petit salon, assez sombre qui sentait le moisi. D'ailleurs, je pense qu'une bonne d√©contamination moisissures serait incontournable dans ce local s'il a continué à exercer ce métier. Vu que je ne suis plus passée dans le quartier où il se situait, je ne sais plus si le salon existe toujours aujourd'hui ou non.

Sinon, en tant que fan du tatouage, j'ai aujourd'hui de nombreux tatouages sur mon corps. Le plus récent étant une fleur dans mon dos. Comme je suis une adepte, je n'ai jamais trouvé une raison d'empêcher mes enfants de se faire tatouer. D'ailleurs, mon aîné s'est fait tatouer à l'âge de 16 ans. Quant à ma fille, elle en est à son troisième aujourd'hui.

Donc, pour vous qui pensez que le tatouage n'est que pour les marginaux, je tiens à vous dire que c'est faux et que tout le monde peut très bien porter un tatouage sans que cela soit mal.