Ces complexes qui nous assomment - Lucia Taylor

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Ces complexes qui nous assomment

Ces complexes qui nous assomment - Lucia Taylor

J’ai toujours trouvé mes seins trop petits.  Chaque fois que j’étais en sous-vêtements ou en maillot de bain, je ne pensais qu’à cela, et je me suis souvent dit que ma vie aurait été beaucoup plus belle si j’étais née avec une poitrine plus forte.  En regardant un peu partout autour de moi, j’ai aussi constaté que les stéréotypes de beauté étaient si présents, que je n’étais pas la seule dans cette situation, complexée face à la perfection des modèles de beauté artificiels.  On ne se le cachera pas, on sait tous très bien que nouvelle technologie Photoshop est présente sur la majorité des images que l’on voit et que, lorsque l’on lit des chroniques "au naturel" dans des magazines à potins, on se rend vite compte que, finalement, Cameron Diaz n’a pas la peau si tendue que ça et que Britney Spears est ravagée par l’acné.  Une amie ayant suivi une formation injection botox m’avait fait réaliser qu’entre les chirurgies de Kylie Jenner et les nouvelles foufounes de Nickie Minaj,  le naturel part vite au galop !

Quoi qu’il en soit, mes seins, eux, étaient réellement petits, et pas de Photoshop pour cacher cela dans la vie de tous les jours (seulement des push-ups rembourrés!).  J’ai donc pris les grands moyens et j’ai passé le pas : j’ai subi une chirurgie esthétique.  Bien évidemment, j’ai traversé les diverses épreuves qui précèdent l’intervention chirurgicale soit la prise d’informations, l’hésitation, la remise en question, l’attente et finalement, la convalescence.  La grande question : comment je me sens maintenant ?  Suis-je mieux dans ma peau ?  Au risque de me faire brûler par les féministe ou catégorisée comme "bimbo", et bien oui, je m’aime davantage et je ne regrette pas d’avoir dépensé quelques milliers de dollars pour me sentir plus confiante.  J’aimerais cependant ajouter un bémol à ce merveilleux état de bien-être et donner en partie raison aux parents inquiets de voir leur grande fille un peu trop obsédé par son apparence.  Il est vrai qu’une fois qu’on a vécu une chirurgie esthétique réussie (car parfois, elles peuvent être ratées ou décevantes), il nous vient presque automatiquement à l’idée d’améliorer certains autres aspects de notre apparence qui nous dérangent, moins que notre pire défaut qui hantait notre esprit chaque jour, mais quand même, on se dit, pourquoi pas… Et c’est là le danger de devenir obsédé par la perfection et accroc à la chirurgie.  Il est vrai également que la chirurgie esthétique demeure du domaine médical et ne peut être prise à la légère, car elle comporte des risques, comme toute autre opération chirurgicale, et doit donc être mûrement réfléchie.